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IDENTIFICATION

Date début19.03.0984
Date de fin19.03.0985
Rédacteur du documentAnselmus
Description matérielleParchemin (305/315 x 220/233 mm, 11 + 4 + 1 lignes) muni des croix autographes de chaque signataire et d'un chrismon
Lieu d'élaboration (forme moderne)Saint-Maurice
Lieu d'élaboration (forme du texte)In Augono

CONTENU

ContenuDu consentement d'Amizo, évêque de Sion, et d'Anselmus, proviseurs de cette terre de l'hôpital (" ipsius terræ hospitalitatis prævisores "), Conrad, roi des Bourgogne, accorde en précaire à Erembertus et à Azo, son fils, l'usufruit d'un manse situé dans le comté du Valais, dans le domaine de Nendaz (" Nenda "), pour la durée de la vie de l'un et de l'autre. En accroissement de la précaire, Erembertus et son fils donnent à l'abbaye de Saint-Maurice (à saint Maurice) un pré et un champ contigus, situés à Haute-Nendaz (" Nenda superior ") de leur propre patrimoine. Pour ce manse, le champ et le pré, ils doivent verser en cens annuel de 12 deniers, lors de la fête de saint Maurice, en faveur de l'hôpital (" hospitale "). Après leur mort, le manse donné en précaire ainsi que le champ et le pré reviendront audit hôpital. L'évêque Amizo, plusieurs prêtres et diacres, tous chanoines de Saint-Maurice, souscrivent cet acte et, en particulier, ledit Anselmus.
Index matièresPrestaire ; Précaire ; Hôpital ; Manse ; Cens ; Pré ; Champ
Index des lieuxNendaz (VS) ; Haute-Nendaz (localité, Nendaz VS) ; Saint-Maurice (VS)
Index des personnesAmizo, évêque de Sion ; Amizo, prêtre, chanoine de Saint-Maurice ; Anselmus, chancelier, chanoine de Saint-Maurice ; Anselmus ; Azo, fils d'Erembertus ; Bernardus, diacre, chanoine de Saint-Maurice ; Conrad le Pacifique, roi de Bourgogne ; Erembertus ; Lando, diacre, chanoine de Saint-Maurice ; Magenfredus, diacre, chanoine de Saint-Maurice ; Saloardus, prêtre, chanoine de Saint-Maurice ; Vuinimarus, prêtre, chanoine de Saint-Maurice ; Vuitkerus, prêtre, chanoine de Saint-Maurice
LangueLatin

SOURCES

Tradition manuscriteVoir aussi copie du XVIIIe siècle : CH AASM CHA 007 006 008~01
BibliographieCe document est transcrit, traduit et commenté dans : Henri Michelet, " A propos de la plus ancienne mention de Nendaz " dans " Annales valaisannes : bulletin annuel de la Société d'histoire du Valais romand, 1983, p. 105-111 ; Bernard ANDENMATTEN, etc, " Ecrire et conserver, Album paléographique de diplomatique de l'abbaye de Saint-Maurice d'Agaune (VIe - XVIe siècle) ", Chambéry Lausanne Saint-Maurice 2010, p. 21-23. Voir aussi : SCHIEFFER, " die Urkunden der Burgundischen Rudolfinger ", p. 178-179 n° 50 et Elisabeth ANTOINE-KÖNIG, etc., " Le trésor de l'abbaye de Saint-Maurice d'Agaune ", Paris 2014, p. 68-69 n° 13 (article de Germain Hausmann).
NotesLa date est ainsi exprimée : " anno regni ejus Deo propicio XLmo VIIImo, incarnationis Domini nostri Jesu Christi D CCCC LXXXIIII, indictione XIIma, epacta vero XXma VIa ". Cette datation pose problème, car elle correspond soit, à 984, si on se fonde sur l'année de l'incarnation et l'indiction, soit, à 985, si l'on juge par l'année du règne et l'épacte. 985 semble le plus logique si l'on émet l'hypothèse que la chancellerie royale suivait le style de l'annonciation ou de Pâques et si l'on place le début de la série indictionnelle au premier septembre 313 après J.-C. Charles nous expose cette interprétation douteuse : " quoiqu'il y soit parlé d'hôpital, on ne peut guère douter que cet acte regarde l'abbaye dont les deux " prævisores ", Amizo et Anselmus, étaient sans doute les prévôts sous l'abbé Burchardus, archévêque de Lyon. Les termes " hospitalitas " et " hospital " ont suscité diverses interprétations de la part des historiens ; certains y ont vu la première mention de l'hôpital Saint-Jacques de Saint-Maurice, d'autres estiment qu'il s'agit d'une hôtise, autrement dit d'une terre de défrichement à Nendaz, d'autres enfin, en raison de la personnalité des deux " praevisores " (un évêque de Sion et un membre d'une famille solidement implantée au Val d'Aoste, les Anselmides) une institution hospitalière soutenant les voyageurs qui se déplacent entre ces deux régions, qui passent donc par le col du Grand-Saint-Bernard. Il s'agirait dans ce cas de l'hospice de Bourg-Saint-Pierre. Photographie : Marburg LA n° 13951.


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